
Joyeux Noël à tous !
On commence par explorer JavaScript, puis on en vient à réaliser ses rêves. Le mien, qui me tanait depuis un moment - reprogrammer Mickey Mouse, un Game & Watch Nintendo qui a bercé mon enfance. D’une part, pour voir si je pouvais y arriver, d’autre part juste pour retrouver le simple plaisir d’y jouer.
Comme souvent dans ce genre d’aventures, on croit voir le bout du chemin et être arrivés, pour se rendre compte que la route est encore longue avant d’atteindre destination. C’est donc un cadeau encore mal dégrossi que je vous fais, une carte postale que je vous envoie à mi-chemin. J’espère que tout mal fini qu’il est, ce programme vous fera voyager, et qu’il vous incitera vous aussi à explorer vos envies et à poursuivre vos rêves.

Codeurs acharnés, testeurs passionnés, agilistes technophiles,
/ut7 se met en quatre pour vous.
Nous invitons Steve Freeman dans nos locaux le temps d’une formation, les lundi 19 et mardi 20 novembre 2012. Steve expliquera aux participants comment développer du logiciel orienté objet avec des tests. Le cours sera en anglais (londonien) et les exercices en Java. Il y aura suffisamment de bilingues présents pour assister ceux qui se sentent fragiles avec la langue de Gosling ou celle de Pinter.
Steve est l’un des deux auteurs de Growing Object Oriented Software, Guided by Tests (ed. Addison-Wesley), dans lequel il expose son approche du développement piloté par les tests, notoirement connue comme la London School of Testing. L’un des pionniers du développement logiciel agile au Royaume-Uni, Steve intervient dans de nombreuses conférences internationales de praticiens - et organisent certaines d’entre elles. Il a notamment présidé à la première édition du XPday London.
Les frais d’inscription à ce cours de deux jours s’élèvent à 1400 euros HT. Les SCOP bénéficient d’un tarif spécial de 1200 euros HT. Les particuliers (étudiants / chômeurs / indépendants / etc) peuvent bénéficier d’un tarif adapté à leur budget. Pour s’inscrire ou en savoir plus, contactez-nous !
(… disait le poète, tout au moins.)
Je suis heureux du temps passé ces derniers mois à revoir notre approche des formations et à produire un programme un tant soit peu cohérent sur ce sujet pour l’automne. Imaginez un peu - des formations gratuites. Des invités d’ici et ailleurs. Parfois les deux. Des contenus originaux, centrés sur le projet et sur le code. Et toujours en tête le souci de nous adresser à ceux qui font le logiciel (plutôt qu’à ceux qui en profitent).
Mais pourtant, voilà, c’est le four. Trop peu d’inscrits pour la session de Coder au Front (End) de la semaine prochaine.
Il m’apparaît clairement maintenant que le calendrier que nous avons concocté a été annoncé trop tard, et qu’on n’a laissé le temps à personne de se retourner, de s’organiser, et de pouvoir en profiter. C’est bête. Un peu comme ces projets qu’on qualifie (pour garder la face) de “réussite technique” - c’est-à-dire que les développeurs ont appris leur boulot sur le tas, ont fini par faire marcher quelque chose, mais trop tard pour que ce soit utile. Projets qu’on va payer, et qu’on va benner. Entre temps, les consultants externes auront animé une rétrospective, les managers auront été promus, et les développeurs auront refait leur CV, fiers de leurs nouvelles connaissances acquises, pour recommencer le même cycle ailleurs - ou passer du côté obscur de l’encadrement.
Là s’arrête la comparaison, là résident la différence et l’espoir : nous restons sur le pont, l’équipe reste la même, et nous savons comment faire mieux la prochaine fois. Il va toutefois falloir attendre “la prochaine fois” - et cela ressemble à un air bien connu, celui où l’équipe demande à son client d’attendre la fin de l’itération suivante pour pouvoir bénéficier de ce qui aura été produit, cette fois en temps et en heure, peut-être, peut–être pas.
Confrères développeurs, destinataires de nos formations, nous vous demandons d’attendre la prochaine session (début décembre) et ça ne nous paraît pas suffisant.
Quelque part, ces deux journées sont comme des pièces qu’on retrouverait au fond d’un jean après l’avoir passé à la machine - des pièces qui nous appartiennent, mais dont on (re)découvre qu’on peut en faire quelque chose, comme payer une mousse aux amis.
Voici donc ce qui va arriver :
Donc, n’est-ce pas :
Vous êtes-vous déjà retrouvé à copier-coller des snippets JavaScript à la lecture d’improbables conseils sur Stack Overflow ? Tout en croisant les doigts, serrant les fesses, et maudissant l’ergonome qui voulait que son appli ressemble à Google Mail ? Avez-vous déjà eu l’impression que ce qui se passait dans le moteur du navigateur tenait de la magie vaudou ? Au point de vous sentir à nouveau tel le développeur débutant qui, tout paniqué devant l’incompréhension du monde qui l’entoure, passe en mode DDD (détresse-debug-duplication) avant de décider d’expier son ignorance à coup de nuits blanches aussi humiliantes qu’improductives ?
Imaginez - un monde dans lequel JavaScript serait un langage de programmation comme les autres : qui se laisserait apprivoiser et qui, lui aussi, apporterait ce bonheur incroyable de programmer. Ce bonheur d’être le passeur entre deux mondes : celui des idées en devenir et celui des réalités tangibles.
Vous savez quoi ?
Mais oui. Pensez un peu. Concevoir des applications modulaires et maintenables en JavaScript, c’est possible. Programmer en écrivant les tests automatisés d’abord, également. Coller tout ça dans une chaîne d’intégration continue, itou. Bref, tout ce qu’un programmeur sait (bien) faire, c’est possible en JavaScript. Ça tombe bien, se dit-on, car il semblerait que ce langage est parti pour rester dans les parages encore un bon bout de temps.
Plus encore - sous ses allures un peu rudes, JavaScript sait se révéler à qui veut bien le regarder avec un tant soit peu de respect ce qu’il est vraiment - un véritable bijou dont la beauté mérite d’être mieux connue.
Chez /ut7, on ne badine pas avec l’amour, et parce qu’on pense que les développeurs devraient en avoir davantage pour les langages qu’ils utilisent au quotidien, nous avons décidé de mettre au menu cet automne non pas une, mais deux formations sur la programmation en JavaScript. La première - “Coder au Front (End)” - désormais bien rodée, s’inscrit dans le contexte de la programmation de comportements dans le navigateur web. La deuxième - “Du Script dans le serveur” - toute fraîche, s’inscrit dans celui du développement d’applications back-end.
Et ce n’est pas parce que c’est la rentrée qu’on a décidé de retourner la chemise et de passer en mode scolaire, à pousser du transparent en police taille 4. Nous poursuivons nos explorations loin des sentiers battus, avec comme souci constant de susciter chez nos participants bonheur, fierté, et espoir. Le bonheur de démystifier. La fierté de comprendre. L’espoir de s’améliorer.
Un de nos vétérans, Guillaume Collic, a eu l’amabilité d’écrire quelques mots sur comment il a vécu sa session de “Coder au Front (End)”. Comme il le dit lui-même :
Le format est un vrai plus dans cette formation… Et je n’ai pas encore parlé du contenu ! Attendez vous à du code agile par deux pointures du domaine. En javascript ou dans d’autres contextes, il se pourrait bien que cette formation vous influence à plus long terme que vous ne l’auriez pensé.
Son témoignage nous transporte de joie, car il nous laisse espérer que nous sommes sur la bonne voie, et que nous sommes réellement en train de tenir nos objectifss - un peu comme la barre verte longtemps attendue après un test un peu difficile à faire passer.
Faites-vous une fleur.
Améliorez le karma de l’univers.
Sauvez des chatons.
(Et faites tourner).

(crédits http://automaticlifestyledispenser.com/2009/07/29/death-star-disco-ball/)
La crise, partout. Les pélicans qui meurent, les tontons qui toussent, les banques qui s’écroulent. Et /ut7, têtue, est toujours sur le pont.
Qu’on se le dise, même pas morts, qu’on est.
Les gens s’étonnent qu’on soit encore là. Ils nous demandent si ça va mieux, si ça va aller mieux. Il faut dire, les experts nous disent, qu’une entreprise sur cinq seulement sort vivante de la période d’observation prononcée par le tribunal de commerce. Et d’ailleurs on n’en est pas encore sorti, de la période d’observation. Le tribunal de commerce toutefois, dans sa grande mansuétude, nous a accordé fin juin un prolongement de période d’observation, conformément à notre demande. Nous voilà donc en sursis, autorisés à exister jusqu’à fin décembre, date à laquelle nous devrons expliquer comment nous comptons apurer le passif de /ut7. On pourrait se dire, c’est maigre. Ou se dire, à l’inverse, que chaque jour de pris est une victoire supplémentaire. La blague récurrente du moment – si on s’en sort, on pourra monter un cours complet sur le sauvetage d’entreprises en faillite et assurer notre succès.
Quand t’es diagnostiqué cancer phase 3, qu’on nous dit, la vie a un goût différent.
Paraît-il, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Paraît-il, l’espoir fait vivre. Dans un monde où on nous rabâche à longueur de temps que rien ne va plus, nous sommes bien vivants, nous sommes pleins d’espoir. Notre trésorerie, véritable nerf de la guerre, s’est largement améliorée. Nous avons rempli nos carnets de commande avant la période estivale, ce qui va nous maintenir occupés une bonne partie de l’été et toute la rentrée. Nos clients historiques nous sont restés fidèles (qu’ils en soient largement remerciés). Et de nouveaux clients ont eu le bon goût de nous faire travailler, tout en connaissant nos difficultés actuelles (qu’ils reçoivent notre profonde gratitude).
Un redressement judiciaire, vu de l’extérieur, ressemble un peu à une maladie honteuse. Ceux qui sont en plein dedans le taisent, peut-être par peur du rejet des clients, de la désertion des salariés. Certains nous ont dit, la faillite c’est l’échec. D’autres nous ont conseillé d’en parler, c’est pour le mieux qu’ils nous ont assuré, sans croire vraiment qu’on allait le faire. Leur étonnement / soulagement, eux qui n’avaient pas encore l’habitude de nous voir appeler un chat un chat. De voir des doux-dingues, férocement ancrés à leurs rêves, prêts à garder la tête sur les épaules si c’est la seule manière de vivre l’impossible.
Tu dis - on a déposé le bilan, et les amis te répondent omondieu, comment allez-vous faire, est-ce que ça va, comment peut-on vous aider.
(Un indice, si vous voulez nous aider : appelez-nous pour nous proposer du travail.)
(Vous pouvez aussi nous appeler, comme certains l’ont fait, pour nous proposer de nous racheter, mais cela ne nous aide pas.)
C’est dur de voir les autres autour de nous vouloir discuter de l’après-/ut7, alors que c’est au contraire du futur de /ut7 dont nous voulons parler, ce futur qui nous aide à trouver la force chaque jour de continuer à avancer. Un futur rempli de formations techniques, dans un format anti-scolaire, accueillant des participants de tous niveaux. Un futur où nous accueillons curieux d’un jour et stagiaires chevronnés dans notre studio de développement, studio depuis lequel nous écrivons nos propres logiciels. Un futur où nous aidons, jour après jour, à donner à ce métier de développeur ses lettres de noblesse. Un futur, enfin, inscrit dans un réseau d’entreprises autogérées et de praticiens militants.
Nous n’y sommes pas encore, nous y sommes déjà. L’heure est au bootstrapping. À l’humilité, au redressement (productif). Et on se dit qu’on va y arriver. Peut-être que le statut de coopérative nous aide à être plus résilients dans ce moment difficile - chacun se sentant investi du devenir de l’entreprise. Peut-être avons-nous fait ce qu’il fallait pour avoir un bon capital sympathie et le soutien dont nous avions besoin. Peut-être avons-nous juste de la chance, l’injuste chance de ceux qui, comme dans le Théâtre d’Artaud, ripaillent indemnes au milieu de l’épidémie de peste. Ou peut-être sommes-nous juste en train de mourir, sans nous en rendre compte. Mais n’est-ce pas là notre lot à tous ? Au final, sinon la vie de l’entreprise, la vie des entrepreneurs reste avant tout une collection de jours vécus, et une file improbable de jours restant à vivre. À rester vivant.
Feel the city breakin and everybody shakin,
And were stayin alive, stayin alive.
Ah, ha, ha, ha, stayin alive, stayin alive.
Toute ta vie, on te dit fais pas ci, mange pas ça, demande la permission. Je ne sais toujours pas comment les autres arrivent à s’en accomoder. Les normateurs, les fabricants d’autorisation, les experts, ceux qui tirent de ces ordres, contre-ordres et autres formulaires leur place dans la société, pourquoi pas… mais les autres ?
Une des grandes victoires du passage de /ut7 en coopérative, selon moi, reste cette prise d’autonomie - cette possibilité de faire ce qu’on fait juste parce que c’est ainsi qu’on sent les choses. Certains appellent ça, “suivre ses deux pieds”. Le sentiment qu’à peu de choses illégales près, tout est possible. Inventable. Négociable. Accessible. Et les contraintes externes deviennent autant de jeux que les bornes d’interdiction de stationner pour une bande de gamins.
Un blog pour dire ce que je pense. Un lieu pour animer des formations et d’autres activités extra-scolaires. /ut7 est devenu une énorme page blanche, sur laquelle on peut écrire ou dessiner, à l’image des enfants du coding goûter qui nous laissent leurs œuvres affichées d’une session à l’autre.
Et avec la page blanche, comme dirait l’autre, vient l’angoisse. Le sentiment vertigineux que la première trace ne pourra plus être effacée. Que la seule manière de garder la promesse de tous les possibles intacte, c’est de ne rien faire. Que si l’on dessine, d’autres aussi vont dessiner, sans concertation, sans compréhension de l’enjeu. On s’est battu pour avoir sa feuille blanche, et dès qu’on l’a on a peur que d’autres la chippent ou l’abîment. Viennent alors les tentations de barbelés, de miradors.
Et l’importance de respirer un coup.
Écrire la vie d’une entreprise, finalement, ressemble beaucoup à écrire un texte, ou un programme informatique. La griserie du démarrage, le projet tout beau tout neuf, qu’on ne va pas rater ce coup-ci, faire craquer ses doigts avant le pomme-N et commencer à coucher le code sur le papier. Ou pas.
Jonathan et moi avons commencé à monter des formations techniques, certes imbibées d’agilité, mais au large des formation méthodologiques qui poussent ici et ailleurs. Coder au Front (End) est un premier résultat intéressant de nos efforts. Et le chemin ayant autant d’importance que la destination, c’est dans le processus du montage de cette formation que j’apprends le plus - apprendre à travailler avec quelqu’un qui raisonne différemment, dont les sensibilités diffèrent aussi.
À monter des formations avec Jonathan, j’ai réalisé il y a peu la difficulté que j’avais à commencer un programme. Un sentiment très différent de ce qui se passe au dojo, où la courte durée de chaque séance avait fini par calmer les attentes et museler mes jugements : peu de chance qu’on finisse quoi que ce soit, peu de chance que ce code serve directement dans le futur. Il s’agit aussi d’un sentiment très différent que la contribution à un projet informatique déjà existant, où les lignes ont déjà été tracées, et où l’intervention tient surtout de l’analyse et de la frappe chirurgicale - du raffinement, en quelque sorte.
Non, ici, c’est vraiment l’angoisse brutale et vertigineuse qui m’a étreint. Par où commencer ? Le sujet est-il bon ? Le point de départ convient-il ? Les choix de conception vont-ils suffire ? Et surtout : qu’est-ce que les autres vont en penser ?
Et je repense à Anne Lamott. “La perfection est la voix de l’oppresseur.” Et je respire. Et j’écris, class, constructor, j’ouvre les accolades et les referme. C’est moche. C’est un sale brouillon de merde. Et c’est le premier pas vers un résultat moins intermédiaire. Lorsque j’arrive à séparer le moment où je couche mon intention sous forme de texte du moment où je le polis, lorsque j’arrive à écrire des tests automatisés qui me soutiennent dans cette action et ne crient pas à chaque fois que je change d’avis, non seulement puis-je passer à l’action, mais je peux surtout dépasser mon angoisse initiale.
La lutte continue. Se battre. Pour obtenir son autonomie, sa page blanche. Pour pouvoir choisir ce qu’on veut, ce qu’on veut faire. Pour pouvoir changer d’avis, aussi.
Puis l’obtenir, cette page blanche. Et réaliser l’angoisse qui vient avec. Le combat de la page blanche n’est qu’un commencement. Et l’angoisse de la page blanche, mine de rien, un premier résultat. Une première victoire.
Je tenais à écrire ce billet avant de démarrer lundi prochain de nouvelles aventures…
Il y a quelques semaines, j’ai pris la décision de rejoindre l’entreprise Moody’s Analytics, plus précisement l’établissement grenoblois.
Depuis 3 ans, j’ai vécu des choses incroyables : apprendre à vendre et à communiquer, inventer une entreprise régie par la loi des deux pieds, ne plus avoir peur du lendemain, prendre soin de son estime de soi, grandir grâce aux retours de ses pairs, utiliser des outils informatiques modernes (comme git ou vim ;-), découvrir des langages et des frameworks (comme ruby, rails…), mieux comprendre qui je suis, rencontrer des agilistes de tous pays… il y a eu aussi des moments difficiles, des doutes et durant ces moments là j’ai toujours reçu l’aide dont j’avais besoin. Pour toutes ces choses, je vous apprécie mes ex-collègues ut7iens !
Je sais que /ut7 traverse en ce moment même une période difficile (redressement judiciaire), mais d’après les informations dont je dispose je sais que l’entreprise la traversera avec succès, grandie aussi. J’apprécie d’être encore associé à l’aventure /ut7 et de savoir que vous continuer à votre manière de changer (un peu) la façon dont le monde fonctionne… de mon coté, des défis m’attendent, et je suis toujours animé par cette volonté d’aider les personnes à être fières de ce qu’elles font, bref, d’être “super bien” dans leur vie (pro et perso) ;-)
On se croisera sans doute à des Agile France, Agile Open France, Mix-IT ou d’autres lieux autour d’une mousse ;-)
Pour me contacter à partir de maintenant, vous pouvez utiliser mon adresse gmail (prenom.nom@gmail.com)
À propos d’un projet informatique :
“Tout le monde pense qu’on va y arriver… du coup ça laisse du temps pour y arriver.”
Les paradoxes de la gestion de projet tiennent parfois en une phrase. Pas souvent. Et ça mérite d’être célébré quand ça arrive.
/ut7 est officiellement en cessation de paiement. Nous déposons le bilan, nous je jetons pas l’éponge. On a planté l’itération, /ut7 est toujours là. Le 29 février dernier, le tribunal de commerce de Paris a validé notre demande de redressement judiciaire.
Jour après jour, depuis plusieurs années, nous inventons chez /ut7 de nouvelles manières d’aborder la question du développement logiciel, des équipes, de l’entreprise même, enfin. Nous parcourons un territoire non cartographié, loin des sentiers battus. Nous découvrons des mondes incroyables, des personnes fascinantes, des cultures et des langages renversants. Des enfants qui codent, puis qui dessinent sur les flipcharts quand ils en ont marre. Une formation Clojure montée en trois coups de cuiller à pot, juste pour voir si c’était possible. Un Kanban chez un client qui commence par “Tout Doux”. Des réunions sans table et sans chaussure. Des prises de décision par consensus, à l’unanimité. Des codeurs qui pleurent de joie. Le plaisir de la transgression à coder avec les pieds, les coudes, le nez. L’autre plaisir, tout aussi iconoclaste, de savoir combien nos clients gagnent avec les logiciels que nous livrons - et de préférer néanmoins retourner à l’atelier, tel le peintre misanthrope, pour encore pousser plus loin les frontières de ce qui est possible, plutôt que de chercher à répliquer les succès dont nous sommes témoins.
Par moments, nous avons peur que notre exploration s’arrête, qu’il nous faille rentrer dans le droit chemin. Que cette belle idée d’une gestion alternative et collégiale ne soit, justement, qu’une belle idée, vaine, inaccessible. Que nous n’arrivions pas à toucher ceux qui n’ont pas eu le courage ou l’envie de nous suivre. Que ceux qui nous aiment perdent espoir et intérêt.
Et le reste du temps – ah, le reste du temps… Nous revoyons les étincelles briller dans nos yeux, celles en miroir qui brillent dans les yeux des autres. Les montages audacieux, rendus possibles par notre liberté d’agir. Les expériences menées bille en tête, le doute tapi dans l’ombre, mais le droit de se tromper fermement brandi. La certitude d’avoir fait et de continuer à faire de notre mieux. Avec rage et honnêteté, courage, curiosité. L’impression d’avoir recouvré des yeux d’enfants, à nous émerveiller de chaque jour qui passe, du chemin parcouru, des frustrations dépassées, de l’aventure qui déroule son tapis à chaque pas que l’on fait. Le sentiment d’être vivants, tellement vivants, dans un monde abrutissant et vide de sens. D’écrire une histoire qui importe.
Et nous voilà, au plein milieu de la nuit, à cette heure que les amateurs de nuits blanches connaissent - cette heure où il fait subitement froid, où le doute se fait plus présent, où l’inconnu se fait évidence. Et de là renaît l’espoir : si le futur est incertain, c’est que tout reste possible. Le présent, quant à lui, nous appartient déjà.
Nous choisissons avec /ut7 de poursuivre l’aventure.
Compagnons de fortune, fans d’un soir, amis de longues dates, partenaires de toujours, spectateurs curieux : si comme nous vous souhaitez voir ce qui peut encore se passer, envoyez-nous vos bonnes ondes - en secret ou avec fracas, en monnaie sonnante ou en alexandrins, en diagrammes UML ou en stacks Maven, mille mots valant bien un bon dessin. Parce que le désastre n’est pas dans les symptômes d’un échec retentissant, mais dans l’inaction qui nous retient de vivre nos rêves.
En novembre dernier j’ai passé trois semaines de l’autre côté de l’Atlantique, entre Atlanta et Boston. Vacances en forme de road-trip. Trois semaines bienvenues, pour recharger les batteries et souffler au large de /ut7 qui - le contraire eût été étonnant - m’occupe bien l’esprit.
Je n’imaginais pas complètement débrancher mes neurones, et pourtant je suis surpris de voir à quel point mon voyage aura eu des résonnances avec mon quotidien. Je retiens en particulier deux moments étonnants, deux découvertes rappelant que si parfois la réalité dépasse la fiction, elle la contredit souvent - et par la même occasion la remet à sa place fictionnelle.
Fiction numéro 1 - un logiciel, c’est comme une maison, on ne monte pas le toit avant les fondations.
J’avais déjà l’intuition que cette métaphore servait davantage les spécialistes en fondation que les développeurs - j’ai pu le vérifier d’un peu plus près, en allant me perdre au fond de la Virginie dans une ferme tenue collectivement par une communauté - dont le fonctionnement m’est apparu singulièrement proche de celui que nous avons chez /ut7, d’ailleurs. Mon hôte m’a fièrement fait faire le tour de la propriété, étalée sur environ 200 hectares, habitée par une soixantaine de personnes. Les uns et les autres y ont construit eux-mêmes leurs maisons, le plus souvent incrémentalement, pour des raisons budgétaires. Le travail architectural était formidable, et il était passionnant pour moi d’entendre l’histoire des transformations successives et des projets d’aménagement à venir - abattage d’une cloison, ajout d’une terrasse, d’une pièce supplémentaire, connexion de deux maisons attenantes…
Certes, il n’y avait pas de toit suspendu en l’air en attente de nouvelles fondations. Mais il n’y avait pas non plus de plan pré-établi. Les habitations ont évolué en même temps que les besoins de leurs occupants, et de leur compréhension de ce qui fonctionnait ou pas. J’ai pensé au mouvement hacker : habiter ce que l’on construit, construire ce qu’on veut habiter. Ce qui était saisissant pour moi était la manifestation concrète du résultat, ici bien plus tangible que ce n’est le cas avec un logiciel.
Fiction numéro 2 - l’urbanisme, c’est rationaliser a posteriori le système urbain
J’ai vécu en Thaïlande, à Bangkok, dans les années 90. J’étais alors abasourdi par l’entremêlement des autoroutes, semblant avoir été jetées les unes sur les autres, sans réflexion, sans souci esthétique. Pétri d’une certaine condescendance, je pensais qu’il s’agissait là du symptôme d’un développement économique galopant, dans un pays manquant de recul. Quelle ne fut ma surprise quand, quinze ans plus tard, en novembre dernier, je me retrouvais face aux mêmes entrelacs dans Boston, l’une des plus vieilles villes des États-Unis.
Appelons ça la déformation professionnelle : le croisement des Interstates 90 et 93 ont à mes yeux l’allure d’un code spaghetti. Cela navre l’esthète en moi, et cela a rendu fou le GPS qui tentait de m’amener de l’autre côté du pont, dans le South End.
Je me demande encore ce qui a poussé les urbanistes, chefs de chantiers, et bostoniens réunis à accepter une telle situation, et à s’en accomoder au quotidien. Je soupçonne qu’une des raisons principales tient dans le fait que ceux qui ont construit ces autoroutes ne sont pas ceux qui les utilisent au quotidien - et que ces derniers n’ont pas de meilleure idée pour améliorer leur expérience de voyageur. De la V(oyageur)X à l’UX, de l’urbanisme des grandes villes à celui des DSI, pas tant d’écart qu’on pourrait le croire. La métaphore chante des lendemains heureux et montre les boulevards haussmaniens (percés, faut-il le rappeler, pour entre autres casser la tête à ceux qui chantaient eux aussi des lendemains heureux, sur un air différent). La métaphore cache ce que l’urbanisme est bien plus souvent.
Je ne ferai pas de mystère de ma préférence pour les maisons conçues et constuites par leurs habitants, plutôt que pour les échangeurs d’autoroutes. Il s’agit pourtant d’un cas comme dans l’autre d’un travail incrémental, s’adaptant aux besoins qui changent, pouvant tenir de aussi bien de l’amoncellement hideux que de la construction culotée.
Les masques tombent, je me retrouve face à ma naïveté mise à nue. L’incrémental, c’est bien, ou pas. Il se cache décidément bien des sens, bien des situations derrière les mots que je choisis de connoter positivement ou non.
Nous voici en 2012. Finies les vacances. Fini aussi le 10e anniversaire du manifeste agile - c’était l’an dernier, c’est déjà le passé du passé. Sommes-nous déjà dans le plus-que-parfait du discours agile ? Face à cette question, je ressens l’urgence de laisser les mots derrière moi, les discours creux qui séduisent plus qu’ils n’aident, et de me concentrer sur le code et sa fabrication.

Le 24 novembre dernier, lors de la conférence Agile Grenoble 2011, Arnaud (@cascrum) et moi-même avions animé la première représentation publique de « La session dont vous êtes le héros ». Le principe de cette session est d’explorer des situations de la vie courante d’une équipe de développement logiciel sous l’angle « Scrum » et d’essayer d’y faire face en tant que co-équipier, client ou bien scrum master.
A chacune des situations décrites, nous proposions plusieurs comportements possibles. Les participants devaient alors choisir parmi les comportements proposés. Il n’existe en fait, ni de bonne ni de mauvaise réponse, mais seulement celles qu’Arnaud et moi avions choisi de valoriser à travers nos expériences. C’est en trouvant un maximum de réponses valorisées, que les participants peuvent influencer le cours des choses durant les phases ultérieures de jeux d’adresse et de hasard.
Avec cette session nous voulions illustrer le fait :
Durant cette première, 15 personnes étaient présentes réparties en 3 équipes. @claudeaubry et @jcQualityStreet étaient présents ! En guise de feedback nous avions demandé aux participants de mesurer leur degré de plaisir et d’apprentissage grâce à des gommettes à coller sur un diagramme « fun-value ». Voici une copie du feedback obtenu :

Visiblement, nous nous sommes tous bien amusés durant cette session ! Un grand merci aux participants et surtout à Arnaud sans qui cette session n’aurait jamais existée. A refaire quand tu veux Arnaud !

Nous sommes super fiers d’être présents ce jeudi 24 novembre 2011 à la 4ème édition de la conférence Agile Grenoble : vous pourrez nous y retrouver en chair et en os. C’est avec le même plaisir que nous serons présents le lendemain à la journée Agile Innovation (le vendredi 25 novembre). Nous serons aussi présents au Legacy Code Retreat à Grenoble le mercredi 23 novembre.
Vous pourrez nous voir dans les deux sessions suivantes :
Vous pourrez aussi nous voir à notre stand /ut7 : c’est là où il y a les cocottes en papier…
On espère vous croiser et avoir des discussions passionnantes à propos de l’agilité, du meilleur langage de programmation (est-ce Erlang, JavaScript ou bien Prolog ?), de la météo, ou tout simplement à propos de tout et de rien ;-)
On vous a préparé des petites surprises à base de cocottes en papier, de chocolats et de plus beau code du monde ! Pour en savoir plus, suivre les instructions suivantes :
A bientôt !!!
Agile Garden, société nantaise d’experts en agilité appliquée à l’informatique, organise à Nantes avec ut7 la première formation Professional Scrum Master. Cette formation certifiante est affiliée à l’organisme scrum.org (créé par Ken Schwaber, co-fondateur de Scrum) dont l’objectif est d’aider à professionnaliser les métiers du développement logiciel, plus spécifiquement en utilisant le cadre Scrum et les pratiques d’ingénierie agiles de l’eXtreme Programming.
Cette formation est dispensée en français et se déroule sur 2 jours, durant lesquels les participants partagent leur compréhension de Scrum et analysent les utilisations qu’ils en font pour aider leurs équipes (ou organisations) à obtenir plus de succès, à délivrer plus de valeur à leur clients, ou tout simplement à prendre plus de plaisir à travailler ensemble. Les participants analyseront des situations très variées sous un angle nouveau, et pourront acquérir des pistes qui les aideront à prendre de meilleures décisions sur le terrain.
Cette formation se tiendra les 24 et 25 janvier 2012 en plein coeur de Nantes, à la Cantine Numérique.
Le nombre de place est limité à 10 personnes, alors si vous désirez en profiter, ne tardez pas !
Les frais de participation s’élèvent à 1 495 € euros hors taxe par personne pour les deux jours, passage de l’examen PSM I compris. Ceux qui veulent en savoir plus peuvent consulter le programme détaillé de cette formation.
Pour contacter Agile Garden : courriel contact at agilegarden.fr ou téléphone 09 52 63 25 48.
Pour obtenir plus d’information sur cette formation : programme, inscription.
De zéro à cent messages par secondes en cinq jours !…
Extreme Forge organise avec le soutien de /ut7 la première initiation à Erlang en français. Cette formation aura lieu du lundi 14 novembre au vendredi 18 novembre 2011, dans les locaux parisiens de /ut7 – au 10 rue d’Uzès dans le 2e arrondissement.
Cette initiation s’adresse aux développeurs expérimentés souhaitant débuter en Erlang ; elle couvre de nombreuses notions et leur mise en application dans un contexte Erlang, notamment : la programmation fonctionnelle, la programmation concurrente, le développement piloté par les tests (TDD), la programmation web, les interactions avec une base de données.
Le formateur intervenant est Dominic Williams. Dominic, connu et reconnu pour son expertise en eXtreme Programming et en Erlang, a préparé un cours au format original en engageant, basé sur un exercice “fil rouge” se déroulant sur l’ensemble des cinq jours de la formation, découpé en étapes-jalon progressives.
Les frais de participation s’élèvent à 1800 euros hors taxe par personne pour l’ensemble des cinq jours. Ceux qui veulent en savoir plus pourront consulter le programme détaillé de la formation. Et ceux qui n’hésitent déjà plus peuvent s’inscrire à cette formation exceptionnelle en contactant directement Extreme Forge.


La semaine dernière j’ai vécu deux jours bien intenses en donnant la première session de la formation Professional Scrum Foundations à Genève. Il s’agit d’une formation relativement récente du programme scrum.org : cette formation a pour objectif de donner les bases et pratiques essentielles du cadre Scrum pour que les participants démarrent tout de suite des “trucs” à leur retour. Elle a été élaborée par le fort sympathique David Starr!
Les personnes présentes étaient principalement des développeurs. Un chef de projet et un manager d’équipe étaient aussi présents. Une bonne partie des participants étaient déjà sensibilisés au sujet puisqu’ils travaillaient en suivant Scrum dans un projet pour une institution genevoise. Ce groupe de personne étaient très moteurs durant les ateliers et les discussions : cette formation leur a permis de retourner dans leur projet avec des questions et des idées à adresser à leur coach agile et leurs co-équipiers ;-)
J’ai apprécié tout particulièrement une personne (appelons le Steve) “chef de projet” car au départ, elle n’était pas convaincue, voire sceptique envers Scrum, cette approche totalement différente d’animer un développement logiciel. Les remarques de Steve avaient le mérite d’être claires et sans équivoques :
« Bref, finalement, Scrum ça marche que si on a une équipe qui déchire, et que si les rôles de PO et SCM sont assurés par des personnes compétentes ! »
« Je ne crois pas que mettre des gens ensemble dans une équipe « auto-organisée », sans chef, les aide à mieux travailler ensemble. »
Je ne sais pas à quel moment les neurones de Steve ont commencé à se renverser, mais nous nous sommes retrouvés tous les deux pour le déjeuner du second jour et ce fut un moment super agréable et intéressant pour moi. Le scepticisme avait fait place à de l’intérêt et nous avons discuté de bien des choses, et pour finir sur des freins organisationnels que Steve avait lui-même identifié au sein de sa société. Parmi ces freins, citons un système de récompense basé sur le temps facturé qui n’incite pas les personnes à investir du temps pour améliorer leurs pratiques et leur processus.
Mon seul regret fut que je n’avais pas assez échangé avec la personne (appelons le John) que j’identifiais comme manager, et qui semblait “exaspéré” lors des exercices ou discussions. A la fin du second jour, j’ai cru comprendre que cette personne n’avait pas de problème avec le cadre Scrum en lui-même, mais John avait des doutes sur la façon dont Scrum pouvait être utilisé par sa société : un doute qui invite à avoir des conversations utiles avec les bonnes personnes, en dehors de l’espace de la formation.
Quelques jours après la formation, John m’envoie un courriel avec son résultat d’examen de certification en ligne, qu’il a obtenu avec succès !
Ah au fait, merci à B. pour son tweet au sujet de ces deux jours de formation, ça fait plaisir !

Événement exceptionnel !
/ut7 invite Brian Marick dans ses locaux parisiens (10 rue d’Uzès, dans le 2e arrondissement) les lundi 5 et mardi 6 septembre 2011. À cette occasion, Brian donnera une “version beta” publique de son cours intitulé “Functional Programming for the Object-Oriented Programmer”. Brian donnera ce cours en Anglais, mais il y aura suffisamment de personnes bilingues présentes pour assister ceux qui ont du mal avec la langue de Hemingway.
Les frais d’inscription à ce cours de deux jours s’élèvent à 550 euros HT. Pour s’inscrire ou en savoir plus, contactez-nous !
Écrire dans les restaurants, programmer dans les conférences.
Jonathan et moi, hackers vaillants (à qui, comme chacun le sait, rien n’est imposture), faisons de notre mieux pour augmenter les intentions de participation à notre session, “The Kata In The Hat” (connue en français sous le nom de “Kata marrant”) lors de la conférence Agile 2011. Nous voilà sur place, l’ambiance s’échauffe, les statistiques montent.
Nous nous sommes installés lundi matin dans la salle de l’Open Jam et avons branché mon ordinateur sur un vidéo projecteur. Se confronter aux autres programmeurs, s’afficher en tant que programmeur. Nous restons dans notre lignée, faire et inspirer. En deux heures de temps nous avons mené deux expériences, à cheval entre happening et iconoclasme.
La première - partager une même session terminal sur deux ordinateurs différents. Lorsque depuis son ordinateur, l’un tape un caractère, l’autre le voit s’afficher sur son propre ordinateur, comme si c’est lui-même qui l’avait tapé. Nous voilà lancés dans un cadavre exquis, à programmer à quatre mains (ou, littéralement, à deux doigts), en tapant à tour de rôle un caractère à la fois. Cela, sans bien sûr communiquer sur nos intentions respectives. Cahin-caha, lentement et étonamment, le programme (“Ognorama”) s’ébauche. Le premier test nous apprend que l’Ognorama doit changer de couleurs, le deuxième qu’il doit fournit des porcs… L’impression de se retrouver assis à une table de ouija numérique, à invoquer les esprits orientés objet.
La deuxième - toujours plus fort - partager deux sessions xterm sur deux ordinateurs différents. Chacun écrit dans “son” terminal, que l’autre voit. L’un écrit les tests, pendant que l’autre écrit le code. Du développement piloté par les tests, sans les va-et-vient, dans une pseudo-synchronicité qui rappelle les danseurs de tango de Brian Marick : si l’un est bien celui qui guide et l’autre celui qui suit, rien n’est tant évident vu de l’extérieur.
Le bonheur que peut procurer une session de binômage est difficile à décrire - ce que j’ai éprouvé ce matin-là tient de la grâce. L’impression d’avoir repoussé les frontières du possible, d’avoir touché du doigt le sacré.
Regards incrédules, amusement étonné. Émerveillements. Laurent Bossavit commente : “vous êtes vraiment fous les gars”. Et tels deux garnements prêts à tester toutes les limites, nous cherchons déjà nos prochaines pitreries.